Les freins à la formation professionnelle en « Bref »

Les freins à la formation vu par les salariés.

La publication « Bref » du CEREQ rend compte des principaux enseignements de la partie française de l’enquête  » Adult Education Survey » réalisée en 2012 par l’INSEE et la DARES. Les résultats analysés par le CEREQ concerne un échantillon de 7825 salariés des secteurs public et privé, agés de 18 à 64 ans.
Les freins à la formation vu par les salariés.

En 2012 en France 6 salariés sur 10 ont accédé à la formation professionnelle continue. Cependant les freins à la formation différent selon la catégorie socio-professionnelle, l’âge et le genre.
Curieusement les formés évoquent plus souvent que les non- formés des souhaits de formation non satisfaits. Ce sont donc ceux qui se forment le plus qui sont les plus insatisfaits.

La formule « La formation va à la formation » reste toujours aussi vraie.

La loi du 5 mars 2014 qui réforme la formation professionnelle entend réorienter la formation vers « ceux qui en ont le plus besoin », notamment « les salariés les moins qualifiés » par le dispositif du CPF (Compte Personnel Formation) et les possibilités du Conseil en Evolution Professionnelle.

La focalisation du projet sur le développement des « savoirs de base » dans la loi du 5 mars pourrait être une réponse aux freins exprimés par une partie des ouvriers et des non diplomés sur le manque de prérequis.

Mais quid des difficultés de concilation vie familiale-formation continue ?
Faut-il relancer l’idée de la job rotation ?

Et nous ajoutons : le soutien à une offre de formation lisible dans le cadre de la Réforme, donnant toute sa mesure aux modalités ouvertes et à distances pourraient fournir une réponse à la rubrique du questionnaire : « Besoins insatisfaits pour raisons de coûts et d’horaires ».

Centre d'études et de recherches sur les qualifications
Centre d’études et de recherches sur les qualifications
Philippe Inowlocki, psychologue social

Critères de l’action de formation dans le cadre de la FOAD

  • FFFOD Forum Français sur la Formation ouverte et à distance
    FFFOD Forum Français sur la Formation ouverte et à distance

    Les actions de formation professionnelle ( … ) sont réalisées conformément à un programme préétabli qui, en fonction d’objectifs déterminés, précise le niveau de connaissances préalables requis pour suivre la formation, les moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement mis en œuvre ainsi que les moyens permettant de suivre son exécution et d’en apprécier les résultats.

  • La formation peut être séquentielle.
  • Elle peut s’effectuer en tout ou partie à distance, le cas échéant en dehors de la présence des personnes chargées de l’encadrement.

Dans ce cas, le programme mentionne au premier alinéa précise :

  • La nature des travaux demandés aux stagiaires, et le temps estimé pour les réaliser.
  • Les modalités de suivi et d’évaluation spécifiques aux séquences de FOAD
  • Les moyens d’organisation, d’accompagnement ou d’assistance, pédagogique et technique, mis à disposition du stagiaire

Le décret d’application a été publié au journal officiel le 22 août 2014 Décret n° 2014-935 du 20.8.14 (JO du 22.8.14)

Le site Loi-Formation.fr présente la Loi et le Décret d’application sur la formation ouverte et à distance http://ow.ly/D9E2I

Art L. 6353-1 modifié du code du travailPhilippe Inowlocki, psychologue social

Alexis Nikolaïevitch Leontiev (1958)

Philippe Inowlocki, psychologue social

Paul Valéry à propos des technologies de l’esprit dans les années 30

C’est un signe des temps, et ce n’est pas un très bon signe, qu’il soit nécessaire aujourd’hui – et non seulement nécessaire, mais qu’il soit même urgent, d’intéresser les esprits au sort de l’Esprit, c’est-à-dire à leur propre sort »

[in La liberté de l’esprit. Regards sur le monde actuel et autres essais / Paul Valéry. – Gallimard, 1945. – (Folio essais, n° 106)]

Cité par Bernard Stiegler dans Industrie de programme/Institution de programme http://arsindustrialis.org/industrie-de-programme
Et ici : http://arsindustrialis.org/télécratie

Philippe Inowlocki, psychologue social

Autoformation et réseaux d’apprentissage (3) Philippe Carré cite Sandra Enlart

Intervenant dans le cadre de l’Université Ouverte de la Compétence le mardi 19 mars 2013, Philippe Carré a fait siennes les propositions et l’analyse de  Sandra Enlart, directrice générale d’Entreprise & Personnel dans un entretien accordé à l‘AEF

Sur la question de l’imputabilité des dépenses de formation professionnelle. Elle fait le constat d’

Un décalage de plus en plus impressionnant entre ce qu‘on appelle aujourd’hui formation, mais qui ne permet pas toujours d’apprendre, et les processus d’apprentissage qui sont à l’œuvre et qui permettent de professionnaliser et de développer les compétences.

Ainsi, elle identifie « cinq critères invariants qui permettent de penser qu’un salarié peut être considéré comme un « apprenant' » :

  1. l’implication dès la décision de départ en formation,
  2. la mise en place d’un « accompagnement pédagogique »,
  3. le « choix de la modalité pédagogique, en fonction du contexte de l’apprenant et du contenu [de la formation] »,
  4. la mise en place d’une « évaluation [qui] porte sur le transfert des compétences en situation professionnelle »
  5. et la « reconnaissance de l’apprentissage qui a été transféré ».

Elle estime qu’en s’appuyant sur ces cinq critères, il serait possible de repenser une définition de l’imputabilité des  actions pour le développement des compétences mais aussi d’ « innover autour de pratiques qui les respectent », ce qui permettrait notamment de faire « rentrer dans ce cadre la formation en situation de travail. »

Quant au tutorat de formation, il répondra aux attentes de l’invariant « Accompagnement pédagogique » si et seulement si, il est centré sur les processus d’apprentissage et non sur les contenus, il doit donc être assuré par un « pédagogue » dit-elle et non par un enseignant.
ici l’interview de l’AEF  « Financement de la formation : l’imputabilité devrait être abordée sous l’angle de l’efficacité pédagogique (Sandra Enlart, E&P) «  du 27 mars 2013

 Philippe Inowlocki, psychologue social

Autoformation et réseaux d’apprentissage (1), Rousseau toujours à la page

L’Emile de Jean-Jacques Rousseau parle de ces trois maîtres en éducation qui enseignent à tout être humain : Soi, les autres et les choses.
« Le développment interne de nos facultés et de nos organes est l’éducation de la nature, l’usage qu’on apprend à faire de ce développement est l’éducation des hommes ; et l’acquis de notre expérience sur les objets qui nous affectent est l’éducation des choses..Chacun de nous est donc formé par trois maîtres ». Cité par Philippe Carré lors de sa conférence à l’Université Ouverte des Compétences le mardi 19 mars 2013.

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Philippe Inowlocki, psychologue social

le Top 100 des outils pour apprendre 2012 selon Jane Hart du C4LPT

Définition d’un « Tool for Learning  » par le Centre for Learning & Performance Technologies

Un outil pour apprendre est un outil pour créer ou donner accès à des ressources / solutions pour les autres, ou un outil pour votre propre apprentissage personnel ou professionnel.

Voici la la liste 2012 des 100 outils pour apprendre tels qu’ils ont été choisis par votes par 582 professionnels de la formation dans le monde entier. Quelques faits saillant dans ce diaporama :

Selon Jane Hart, l’outil vainqueur toute catégorie pour la 4ème année est le réseau Twitter, puis viennent YouTube (2e) et Google Docs (alias Google Drive) (3e) qui conservent leurs places pour la 3ème année consécutive.

Cette année aussi la liste est dominée par des outils socio-numériques en ligne et gratuits. Cependant, une tendance se dégage, on observe en particulier, une forte différenciation dans les pratiques des outils utilisées dans l’enseignement par rapport à celles utilisées pour l’apprentissage en entreprise.

En effet, bien qu’il existe une différenciation claire entre les outils polyvalents (personnels et professionnels) et les outils en direction de l’entreprise, on observe que les enseignants font un usage beaucoup plus fréquent des mêmes outils à la fois pour leurs activités d’enseignement que pour leur propre apprentissage personnel.

Dans leur travail, les formateurs d’entreprises continuent de faire un usage intensif des outils-auteur pour le e-learning ainsi que des outils de Web-conférence (dont l’usage est en  hausse cette année, il faut le remarquer), tandis que pour leurs propres apprentissage personnels et/ou  professionnels, leur boîte à outils comprend en revanche un large éventail de services en ligne grand public.

Les outils et services socio-numériques du web 2.0 progressent moins vite que prévu dans les entreprises au profit des outils spécifiques pour le e-learning.

Il est possible d’expliquer cela, à la fois par la nature des activités pédagogiques développées : en situation d’enseignement, elles mobilisent généralement des groupes d’étudiants, tandis qu’en entreprise les ressources sont majoritairement autogérées dans un cadre individuel. En outre, les entreprises sont particulièrement sensibles à la sécurité et à la nature confidentielle des informations. Elles n’ont pas encore suffisamment appréhendé les bénéfices des démarches de collaboration pour apprendre.

Philippe Inowlocki, psychologue social

Les e-portfolios, un mot-valise, une web-conférence du FFFOD

Le Forum Français pour la Formation ouverte et à distance propose une programmation de web-conférences sur différents thèmes comme les dispositifs et les technologies .
Le 18 septembre 2012 s’est tenue une rencontre en ligne sur le thème du e-portolio particulièrement illustrative de la démarche  Les e-portfolios, un mot valise
Cliquez sur « En Lien » pour accéder aux archives vidéos des conférences.
Deux acteurs ont présenté des dispositifs régionaux, il s’agit de :
Régine Milcent, Agence régionale de la formation et de l’emploi tout au long de la vie (ARFTLV)
  • « Le e-portfolio, outil de sécurisation des parcours tout au long de la vie »
Ainsi que de Emmanuel Journot  (Inffolor) LORFOLIO :
  • « Un e-portfolio de compétences à l’échelle du territoire régional lorrain »
Les supports powerpoints slideshare sont disponibles ici

La rencontre était animée par Jean Vanderspelden . Si vous appréciez le format des conférences, inscrivez vous, ce n’est pas très onéreux ( gratuit pour les adhérents du FFFOD)

Les e-portfolios, un mot valise : web-conférence du FFFOD du 18/09/2012 14h/15hLes e-portfolios, un mot valise : web-conférence du FFFOD du 18/09/2012 14h/15h

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Philippe Inowlocki, psychologue social

La controverse sur l’apprentissage inversé « Flipped Learning »

Dans un article de septembre 2011 , le blog du Monde Internet Actu rend compte de la conférence TED 2011 et de l’approche proposée par Salman Kan, venu présenter la Khan Academy, un dispositif rationnellement structuré de plus de 2000 vidéos éducatives (voir la présentation vidéo avec sous-titres en français). La Khan Academy présente tous les signes du succès avec  1 millions de visiteurs par mois regardant entre 100 et 200 000 vidéos par jour.

Peut-on apprendre en ligne ? | InternetActu.

L’approche pédagogique proposée a été nommée et retenue comme l’apprentissage inversée « Flipped Learning ». Depuis les projets se revendiquant de cette démarche ne cessent de se multiplier, avec en parallèle, des travaux d’évaluation qui viennent alimenter la controverse sur l’impact sur les apprentissages de la méthode.

Le site Thot Cursus sous la plume de Alexandre Roberge en propose une définition :

L’expression « flipped learning » est due à deux professeurs de sciences, Jonathan Bergmann et Aaron Sams, qui ont utilisé cette méthode d’enseignement dès 2006. En fait, pour eux, l’apprentissage inversé tient plus du principe[…] comme ils le disent dans un récent article, que d’une méthode à appliquer mécaniquement.

Rappelons les grandes lignes de ce principe d’apprentissage :

  • L’enseignant enregistre des capsules vidéos de cours magistraux, ou fait appel à des capsules existantes;
  • Les élèves les regardent à la maison sur Internet, sur leur ordinateur ou dans leur lecteur DVD selon les technologies qu’ils ont chez eux;
  • De retour en classe, les élèves mettent en pratique les notions des capsules visionnées par des tests, des projets, des travaux, etc. et demandent des précisions à leur enseignant s’ils n’ont pas tout compris.

Cette méthode qui prétend lutter contre le cours magistral propose donc de déplacer le cours magistral en dehors de la classe, en le mettant en scène dans des séquences vidéos, utilisant les codes de communication des jeux, en offrant par exemple des badges, des médailles donc, aux élèves qui auraient suivis le programme de formation dans l’ordre et plus vite que les autres.

L’innovation se trouve probablement, selon nous, dans l’application de l’univers langagier et graphique des médias ou des jeux grands publics ( musique, habillage vidéo, effets télévisuels).  Ainsi que dans le talent de l’animateur-enseignant à mettre en exergue à l’écran les idées-fortes et les concepts-clef.

A suivre :

Le flux rss twitter sur les mots clef : « Flipped learning » : http://search.twitter.com/search.atom?q=flipped++learning

 

Salman Khan : Utilisons les vidéos pour réinventer l’éducation | Video on TED.comTED Talks Salman Khan parle du pourquoi et du comment de la création de la remarquable Khan Academy, une collection soigneusement structurée de vidéos éducatives qui offrent un programme complet en mathématiques, et, maintenant, dans d’autres domaines.

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via Ted

Philippe Inowlocki, psychologue social